Une Église qui bouge2021-02-08T12:33:37+01:00

Présentation du groupe “L’Église Bouge” de Sainte Marie des Batignolles

 “Je suis devenue croyante en marchant de rencontre en rencontre (…). J’ai avancé en quelque sorte en autodidacte et avec prudence sur cette terre religieuse, sans la prendre pour la Terre promise, un idéal ou un aboutissement. Aujourd’hui où l’Eglise fait face à des scandales profonds et à une remise en cause d’elle-même essentielle, c’est mon itinéraire personnel qui me soutient. Car je n’ai jamais attendu de cette Eglise qu’elle soit parfaite.” (Véronique MARGRON)

Tout est parti d’une parole et de la découverte d’une femme, Véronique Margron, théologienne moraliste, prieure provinciale de France des Sœurs de Charité Dominicaines de la Présentation de la Sainte Vierge, et présidente de la Conférence des religieuses et religieux en France (Corref). Sa voix a eu un écho profond en nous et nous a donné envie d’agir ensemble, de nous rencontrer souvent. Nous avons partagé nos lectures, échangé aussi sur ce qui nous est apparu comme des blessures pour l’Eglise : sa culture du secret et du silence, les risques d’emprise et d’abus spirituels. C’est dans cet esprit de ne pas céder à l’amertume, de ne pas renoncer et de ne pas déserter, que nous avons organisé la projection du film Grâce à Dieu de François Ozon dans un cinéma de quartier. Nous voulions partager avec les paroissiens notre conviction : celle que l’Eglise bouge et que, membres de l’Eglise, nous nous devons d’accompagner ce mouvement. L’Eglise est ce que nous sommes.

 « L’intelligence de la foi doit grandir en même temps que lintelligence de la personne, à mesure que notre histoire sallonge, que notre expérience personnelle s’amplifie. La foi doit suivre le chemin du grandir. »

Ces mots du pasteur et bibliste suisse Daniel Marguerat ont encouragé nos rencontres ces derniers temps. Nous sommes convaincues que nous devons grandir encore, sans peur ; que notre foi chemine à la lumière de la fréquentation des Evangiles et des pensées de théologiens qui, comme nous, s’interrogent sur l’évolution de la relation entre hommes et femmes, alors que les temps sont propices à dénoncer les injustices institutionnalisées mais surtout à repenser la place que l’Eglise accorde aux laïcs, aux religieux, hommes et femmes. Nous avions besoin de réponses, nous avons suivi des colloques, lu un peu plus. Ce sont nos découvertes et le partage de nos initiatives que nous vous proposons de découvrir sur ce site, pour contribuer à ces changements que nous voyons venir, que nous espérons aussi voir advenir, à notre petite mesure.

Claire Bonnin, Haude de Roux, Valérie Fauvinet-Ranson, Nathalie Guillaumin

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