• Le mot de notre curé paru dans le SMH du 10 octobre : 

La société dans son ensemble et l’Église en particulier a reconnu le sérieux du travail accompli. Nous avons à recevoir le rapport de la CIASE comme une parole qui nous invite à nous convertir, à changer, à discerner. C’est une aide.

  1. Une ampleur que nous n’imaginions pas, ou que nous avons ignoré.

Phénomène dans la société (5.5 millions de personnes) encore plus douloureux lorsque nous le voyons dans l’Église (300 mille enfants).

Nous n’avons pu vu, ou pas voulu voir (et cela ne rentrait pas dans notre perception !) des signaux faibles d’abus, ou nous les avons minimisés peut-être parce que nous les jugions faibles.

  1. Cela interroge en nous les enfants que nous avons été, et fait ressortir des interrogations, des blessures que nous avons vécues, enfouies. Cela fait remonter en nous les violences (pas seulement sexuelles) les abus d’autorité dans tous les milieux où nous avons grandi, où nous nous sommes sentis écrasés par un autre. Nous sentons combien les relations asymétriques d’autorité peuvent être un lieu d’abus spirituel. « Ce rapport est une vraie déflagration pour tout le monde » (Sr Véronique MARGRON, La croix 06/10/2021). Certes tous les abus ne sont pas de même nature et ne produisent pas les mêmes effets.
  2. Cela interroge en nous notre appartenance à l’Église. Comment être attentifs ensemble aux abus ? Comme prêtre, comment exercer une autorité qui fait grandir, qui libère, qui ouvre ? Comme éducateur, comme responsable, comment transmettre, guider, accompagner, former ? Quelle image de Dieu, Père tout-puissant, manifesté en Jésus qui a été compté parmi les criminels (isaïe 53, Luc 23), juge des vivants et des morts ?

Quelle représentation du prêtre est-ce que j’attends ? Comment prendre ma place ? Comment dénoncer, rejeter les crimes, témoigner d’un Dieu qui aime et qui sauve ? Comment aider à porter des meurtrissures sans passer par la mort.

  1. Juger, dénoncer, discerner est un acte de vérité qui ne laisse personne indemne. Ni celui qui est jugé et mis en lumière. Ni celui qui juge dans l’amour tant il est blessé par le crime des autres. Celui qui juge ne peut être que crucifié.

Et sur Sainte Marie ?

Il nous faut prendre toute notre part au discernement, à l’écoute de tous ceux qui sont blessés par les membres de l’Église. Écouter le cri des pauvres, des estropiés, des boiteux… est la raison d’être de l’Église. Blessés et dans l’Église, nous le sommes tous, à des titres divers. Au-delà de la posture, il nous faut nous aider à savoir accueillir des paroles vraies qui, peut-être, nous blesseront.

  • Le conseil pastoral, jeudi 14 octobre, entrera dans cette dynamique nécessaire d’écoute.
  • Un groupe de réflexion et d’orientation se met en place avec Kai AUFENBERG
  • Des échanges entre paroissiens, aidés par un regard de professionnel, dans l’esprit de bâtir une « maison plus sûre »  se met en place.
  • Une rencontre avec Monseigneur Thibault Verny et les paroissiens se tiendra le jeudi 27 janvier.