Pour la gloire de Dieu et le salut du monde

L’une des adaptations notables de la nouvelle traduction du missel est le remplacement de la phrase « Pour la gloire de Dieu et le salut du monde » qui accompagnait gaiement notre levée au moment d’entrée dans la grande prière eucharistique. La nouvelle version est plus longue et moins intuitive. Elle dit néanmoins quelque chose d’important sur la participation de tous.

En effet, le dialogue introduit par le prêtre souligne que le sacrifice « est aussi le vôtre ». Concrètement, ce qui se passe à l’autel n’est pas l’affaire du prêtre qui serait seul actif, tandis que l’assemblée contemplerait la scène de manière passive et silencieuse en attendant sagement le moment de la communion. Non, c’est une prière qui exprime la voix de l’Église (c’est-à-dire de chacun de nous) en même temps que la voix de notre Seigneur qui se rend présent dans le pain et le vin consacrés. Et la réponse ajoute que le sacrifice est donné « pour notre bien et celui de toute l’Église ». Car nous ne prions et ne communions pas seulement pour nous-mêmes mais pour toute l’humanité que Dieu souhaite rassembler mystérieusement dans une même Église.

Ces modifications invitent donc à prendre conscience de la place de tous, pour une participation active et fructueuse dans la liturgie. C’est ainsi que l’offrande que nous faisons de nous-mêmes le dimanche servira pour toute la semaine, à la gloire du Dieu et au salut du monde.

Que le Seigneur reçoive de vos mains ce sacrifice
à la louange et à la gloire de son Nom,
pour notre bien et celui de toute l’Église.

P. Matthieu