la joie de croire !

Et c’est déjà comme à des amis que je m’adresse à vous, parce que l’appel que j’ai reçu de l’Église de venir à Paris pour y exercer mon ministère, vient du Christ lui-même qui se présente toujours comme l’ami de tous, en tout temps et en tout lieu. Je viens à vous avec « la joie de croire » qui est ma devise depuis longtemps et avec cette assurance que les papes n’ont cessé de dire : le programme, c’est de repartir du Christ ! (Saint Jean-Paul II), il n’y a pas d’autre programme que l’évangile (Pape François).

Comme l’a écrit récemment Mgr Georges Pontier qui exerce aujourd’hui la responsabilité de ce diocèse, quand on lui demandait le conseil qu’il donnerait au prochain archevêque : « je lui dirai : Le diocèse a existé avant toi, il existera après toi. Pendant les années que tu vas passer ici, sois le serviteur d’un peuple qui est déjà en marche depuis longtemps, ne te prends pas pour celui qui sait tout, qui va tout seul faire tout. Sois un serviteur. » Je signe aussi ces lignes. Et je veux rendre hommage au service qu’il a rendu pendant ces mois difficiles, avec ce même esprit évangélique qu’il m’indique comme un modèle. (…)

Je n’ai pas de prétention à connaître vraiment votre Église diocésaine, même si forcément on en parle souvent. D’abord je demeure impressionné par sa vitalité, perçue à travers les célébrations auxquelles je participe parfois, mais aussi à travers les nombreuses initiatives évangéliques, caritatives, missionnaires dont beaucoup font exemple dans nos diocèses de France. J’ai hâte d’en connaître davantage, d’aller à votre rencontre, dans vos quartiers et dans vos paroisses, dans les mouvements et les associations que vous animez et qui œuvrent de bien des manières pour servir le bien commun, pour vivre selon la Parole du Seigneur et l’annoncer, et dans de multiples occasions de rencontres que le quotidien favorisera. Je sens bien que j’ai tout à apprendre de vous, Parisiennes et Parisiens, et de vous baptisés et catéchumènes, prêtres, diacres, laïcs en mission, consacrés, bénévoles…

Je mesure la complexité des enjeux qui se présenteront à nous dans les années qui viennent, cela ne peut pas nous inquiéter, mais demande notre coopération : attitude profondément synodale, « chemin de la synodalité (qui) est précisément celui que Dieu attend de l’Église du troisième millénaire », selon le pape François.

Je prie déjà avec vous et pour vous, j’ai confiance que vous le faites pour moi ; le Seigneur vous bénit, dans vos personnes et vos familles, dans vos quartiers et dans toutes vos rencontres.

† Laurent ULRICH, Archevêque nommé de Paris