De Notre-Dame à Sainte-Marie

Bien chers paroissiens,

J’aime être attentif aux noms et aux patronages des saints, qui veillent toujours sur nous et nous le font parfois savoir avec délicatesse. Mes premiers pas de prêtre semblent être particulièrement veillés par la Vierge Marie. J’ai été ordonné dans notre belle cathédrale Notre-Dame de Paris, sous cette voute de pierre majestueuse qui parle si bien de sa royauté dans les cieux, Regina Caeli

Mais voici que j’entends la voix de la petite Sainte Thérèse rouspéter : « Que je l’aime la Vierge Marie !  […] On la montre inabordable, il faudrait la montrer imitable. Elle est plus mère que reine ! […] comme il me semble que sa vie était simple ! ».

Alors, voici qu’elles m’envoient toutes les deux, chez vous, à Sainte-Marie, là où la Vierge revêt peut-être un visage plus maternel, plus proche en tous cas, plus paroissial et plus simple, dans ce petit village des Batignolles comme en son village de Nazareth.

Je sais que sa sollicitude pour m’accompagner dans ces premiers mois de sacerdoce, infiniment beaux et vertigineux, passera immanquablement par l’Église dont elle est la mère et le modèle. Cette Église, pour les prochaines années, aura pour moi de façon plus particulière votre visage. Je compte donc sur votre charité et votre prière, et vous savez que vous pouvez aussi attendre cela de moi.

Saint-Vincent de Paul, où j’étais depuis deux ans comme séminariste puis diacre, me remet dans les mains de Sainte Marie, et dans les vôtres. Quelle joie !

Très fraternellement

Père Martin Grangé