Après la visite du Pape, la fête continue !

Depuis la semaine dernière, avec toute l’Église de France, nous sommes dans la joie. La visite apostolique du Saint-Père a déjà marqué les esprits et les cœurs. À n’en pas douter, nous venons de vivre un moment historique et probablement un tournant dans notre vie ecclésiale.

Ce dimanche, la joie est plus locale, mais elle a tout lieu d’être aussi grande : le 4 octobre, exit saint François d’Assise qui n’est classé qu’au rang de mémoire obligatoire pour l’Église universelle (ce qui est pourtant déjà notable car tous les saints ne bénéficient pas d’une telle notoriété, loin s’en faut). Exit également le 27e dimanche du temps ordinaire, qui prime pourtant sur toutes les fêtes hormis celles du Seigneur. Ce dimanche, nous ne célébrons ni une mémoire obligatoire, ni une fête, mais bien une solennité, plus haut degré dans l’ordre liturgique : celle de la dédicace de notre église paroissiale ! Ornements blancs, Gloria et Credo, deux lectures avant l’Évangile avec des textes bibliques particuliers… la totale !

Bien sûr, cette festivité revient chaque année. Mais cette fois-ci, le 4 tombe un dimanche et cette belle célébration se fera donc avec le concours de toute la communauté paroissiale.

La dédicace, c’est la célébration liturgique de consécration au culte d’un bâtiment. Parmi les rites particulièrement notables, on peut retenir l’onction de douze piliers avec le Saint-Chrême, la même huile qui est utilisée pour les baptêmes, les confirmations et les ordinations. Notre église a donc été marquée, comme le corps des baptisés qui est le temple de l’Esprit-Saint, pour montrer qu’elle est un lieu consacré au Seigneur.

Entrer dans l’église, c’est donc entrer dans un espace où toute chose est orientée vers le Seigneur. Nous y célébrons le culte qui est dû à Dieu, nous y recevons les sacrements, nous y accueillons l’enseignement de l’Église pour que notre foi s’en trouve affermie. En ce lieu consacré, depuis bientôt 200 ans, l’espace et le temps deviennent des points de contact avec notre Dieu.

En vérité, le Seigneur est en ce lieu ! Et moi, je ne le savais pas. Que ce lieu est redoutable ! C’est vraiment la maison de Dieu, la porte du ciel ! (Gn 28, 16-17)

Père Laurent ICARD