Désormais la force de Dieu agit dans votre faiblesse 

Plusieurs paroissiens recevront le sacrement des malades dimanche 15 février au cours de la messe de 10h30. L’onction des malades est le sacrement de la tendresse de Dieu dans l’obscurité de la maladie. Le sacrement peut aussi concerner les personnes âgées dont les forces déclinent sans qu’une maladie spécifique ait été détectée.

La formule du rituel après avoir reçu l’onction « N. désormais la force de Dieu agit dans votre faiblesse » dit bien que Dieu ne sauve pas l’homme de sa vulnérabilité, mais le sauve dans sa vulnérabilité. Comme l’a exprimé Benoît XVI dans son homélie de la messe chrismale du jeudi saint 2011, « la guérison première et fondamentale advient dans la rencontre avec le Christ qui nous réconcilie avec Dieu et guérit notre cœur brisé ». Cette guérison intérieure de l’homme avec Dieu rend l’homme capable d’accueillir ensuite toutes les forces de guérison non seulement spirituelles, mais également corporelles, que Dieu peut accorder au malade.

Dans son ouvrage sur le sacrement des malades, le cardinal Jean-Marie Lustiger poursuit la réflexion : « Chaque fois que vous le pouvez, dites bien à celui ou celle qui reçoit ce sacrement de l’onction des malades : ‘Vous êtes uni au Christ qui souffre avec vous, qui s’offre pour vous, vous aime et veut vous aider […] Souvenez-vous que vous êtes utiles à tous vos frères, nécessaires à la mission de l’Église. Aux yeux des hommes, vous êtes presque en marge ; dans l’Église et pour le Christ, vous êtes au centre, au cœur du mystère de la vie divine’». Les célébrations communautaires manifestent que le malade est un membre actif de sa communauté et que c’est d’abord l’Église qui est guérie par le Christ Époux.

Justement, c’est toute notre communauté paroissiale qui entrera mercredi dans le Carême par le geste de l’imposition des cendres, afin de laisser la force de Dieu agir dans la vulnérabilité et la faiblesse humaines. Et le lendemain, jeudi 19 février, notre paroisse vivra sa première soirée autour du concile provincial sur le catéchuménat et le néophytat, en rendant grâce à Dieu pour tous ces adultes qui demandent le baptême, la confirmation et la première communion et en demandant à Dieu de renouveler sans cesse l’Église au souffle de l’Esprit Saint.

Père Vincent Guibert, curé