Vivre à ciel ouvert !

Après le temps de Noël qui se termine, l’évangile de Matthieu nous présente le premier événement de la vie publique de Jésus : le récit d’un baptême de conversion donné par Jean le Baptiste. 

Nous sommes dans le désert, lieu silencieux où l’on se dépouille de l’inutile, du futile ; lieu aride et sans ombre mais où tout est clair. C’est dans le silence et la lumière que la Parole de Dieu peut résonner.

Lorsque les cieux s’ouvrent, la voix du Père se fait entendre : « Celui-ci est mon fils bien-aimé en qui je trouve ma joie. » Jésus est révélé par le Père comme son Fils bien-aimé. La révélation du Messie que les prophètes annonçaient et que le peuple attendait, se réalise sous l’action de l’Esprit présenté sous la forme d’une colombe. 

Cette parole qui vient des cieux, sera reprise dans le récit de la Transfiguration (au milieu de l’Évangile). À la fin de l’Évangile, la profession de foi du Centurion au pied de la croix : « Vraiment, cet homme était Fils de Dieu » inaugure la réponse de l’humanité. 

Avec l’Incarnation, les cieux se sont ouverts : l’humanité ne cherche plus Dieu dans la nuit. Elle est invitée à le découvrir dans la vie d’un homme, avec ce message inouï : Dieu a habité parmi nous et il est notre Père !

Chrétiens, nous sommes appelés, à notre tour, à trouver dans nos vies un lieu désert pour y voir la présence de Dieu et pour entendre l’Esprit du Seigneur nous dire : « Tu es mon enfant bien-aimé ! » et lorsque le ciel s’ouvrira, notre vie en sera transfigurée. Mais pour beaucoup de nos contemporains, le ciel est vide ou couvert… Puissions-nous, en cette nouvelle année, leur entrouvrir un rayon de lumière et témoigner que, par cette filiation divine, nous sommes la joie de notre Père !

Viviane Dumont